Dina Besson Psychologue Dina Germanos Besson Psychologue Toulouse
Dina Besson PsychologueDina Germanos Besson Psychologue Toulouse

Questions et Réponses

 

.Qu’est-ce qu’une clinique d’orientation psychanalytique?

La clinique d’orientation psychanalytique est une méthode qui invite le patient à dire ce qui le fait souffrir (« les mots agissent sur les maux » disait Freud) et à découvrir sa singularité. Elle est une expérience offerte à toute personne qui le souhaite, en privilégiant la parole, la spécificité du fait humain.

 

.Pourquoi la suggestion et l’hypnose sont-elles rejetées par cette clinique ?

Si Freud s’est intéressé à ses débuts à l’hypnose (méthode qui permet d’explorer la genèse des symptômes, inaccessibles à l’état de veille), il a fini par prendre acte de ses limites. D’abord, il a remarqué que quelques patients résistaient à la suggestion et que l’amélioration n’était que temporaire. Il l’a également abandonnée au nom de l’éthique : faut-il effacer la marque du sujet et priver le patient de la responsabilité de ses actes? L’invention de la psychanalyse repose ainsi sur un renoncement de l’hypnose : le patient adopte désormais une position active. Libre de prendre la parole comme il l’entend (sans contraintes), il n’est plus dirigé/suggestionné par l’analyste. De même, le but de l’analyse est de se détacher de l’hypnose insu qui paralyse le sujet.

 

. Quels sont les principes de la pratique analytique ?

C’est le transfert qui est la condition nécessaire à la cure. En rejetant l’hypnose, la suggestion, Freud s’est séparé de la psychothérapie – c’est-à-dire « une certaine instrumentalisation, souvent inavouée, du transfert ». Il ne s’agit ni d’une clinique qui vise à la « normalisation », ni à la « guérison » (« métier impossible » disait Freud), ni à l’adaptation par coaching aux commandements de la société, mais d’une praxis qui privilégie l’émergence de l’énonciation. Dit autrement – et pour le dire avec Lacan – la psychanalyse ne se réduit pas à quelque formule banale: la technique comme rituel, la pratique restreinte au traitement du comportement, et comme moyen la réadaptation de l’individu à son milieu social. Cette conception qui perçoit la psychanalyse comme une clinique de confort, de salon, serait « la négation de Freud ».

 

. Qu’est-ce que le symptôme ?

Bien différent des « troubles » sur lequel s’organisent les cliniques descriptives, le symptôme n’est pas appréhendé dans son incidence pathologique. Il n’est pas qu’un désordre de l’état de santé dont il faudrait se débarrasser : s’il est bien souvent un objet de plainte, voire de souffrance, il n’en reste pas moins la solution de compromis trouvée par le sujet pour résoudre les conflits où le mènent les exigences contradictoires. Le symptôme est donc ce qui singularise le sujet, lui donne sa « texture », et lui permet de se loger dans le lien social. Il présentifie la résistance ou le refus d’être commandé par l’Autre. Ce n’est donc pas sa disparition qui est recherchée, mais sa reconstitution, signant l’avancée dans le processus de séparation …

 

. Comment la parole opère-t-elle sur le symptôme ?

"Les choses ne sont plus formulables parce qu'elles sont formulées ailleurs que dans les symptômes, et il s'agit de relibérer ce discours".

Laissée libre (non censurée, dirigée ou limitée), la parole vise un savoir insu, ignoré. Quelque chose dérape, échappant au vouloir du sujet : accident, paradoxe, lapsus, création … ce qui n’est pas sans effets sur le symptôme. Ce qui est alors élaboré auprès du patient est « une praxis clinique langagière », susceptible de transformer l’événement douloureux en expérience : « Le symptôme se résout tout entier dans une analyse de langage, parce qu’il est lui-même structuré comme un langage, qu’il est langage dont la parole doit être délivrée » (J. Lacan, 1966).

 

.Qu’est-ce que le sujet pour la psychanalyse ?

Le sujet implique la notion de singularité. Ainsi la technique psychanalytique s’oppose à la logique scientifique qui vise objectivité, universalité, généralisation. On s’intéresse au singulier (chaque un). L’intérêt est porté sur la particularité du cas qui ne se résorbe pas dans l’universel.

 

.La durée de la séance ?

Les séances sont à durée variable, et non à durée déterminée, privilégiant l’effet de surprise. Cette imprévisibilité (car on ignore la durée à l’avance) encourage la libre association. Les scansions consistent à favoriser l’émergence d’un dire, d’une parole qui achoppe, inattendue. L’interruption a alors valeur d’interprétation.

 

.La durée de la cure ?

La durée est variable et dépend de l’objectif visé. Mais, en général, la cure peut prendre fin lorsque les troubles et la souffrance s’atténuent, voire disparaissent.

 

 

 

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